Le Viet - Vo - Dao est l’art martial Vietnamien, plusieurs fois millénaire, qui anime l’âme de ce peuple combattant au cours de ses prés de 50 siècles d’histoire, face à des invasions venant de toutes parts.Il s’est forgé au cours de ces siècles d’histoire mouvementée qu’a connu le Vietnam.S’il fallait traduire « VIET – VO – DAO », on pourrait essayer par « la voie de l’art martial Vietnamien ». Viet signifie Vietnamien, Vo désigne l’art martial et Dao la voie. C’est un art martial, face aux agressions de toutes sortes. Le viet –vo – dao proclame « l’équilibre entre l’homme et la nature », « la fraternité des hommes et l’harmonie en toute chose ». Sa devise, « être fort pour être utile » exprime son but et son salut « la main d’acier sur le cœur de bonté » indique les moyens employés.

 

 

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Une pratique pour tous

La richesse de notre art au travers de la diversité des techniques et des différents types de travail s’adresse à un public très large :

les enfants
Ils pourront ainsi mieux maîtriser leur corps (développement de la motricité) et pourront prendre confiance en eux par la participation à du travail par 2 notamment en compétition (s’ils le souhaitent)
les adultes (hommes et femmes)
Ils acquerront une maîtrise de soi par un travail varié et très riche. Ils apprendront non seulement un art de combat, mais aussi et surtout un art de vivre.

Les féminines
Elles développeront des techniques adaptées très efficaces (self défense) tout en conservant l’élégance des mouvements. Elles auront également accès (en plus de l’apprentissage commun) à un enseignement spécifique qui leur est réservé notamment dans les armes et les enchaînements (quyens).

Les plus âgées
Ils seront séduits par les techniques internes destinées à développer leur potentiel énergétique pour préserver leur capital santé.

L’enseignement traditionnel au sein de notre école se fait dans le respect de certaines valeurs : politesse, respect, volonté, persévérance, générosité.
Ces valeurs sont reprises dans notre emblème (la rosace) comme fondement de notre travail.

Il est le complément indispensable à la pratique externe. Le principal travail se fait à l’intérieur du corps d’où le nom « art interne ».
La plupart des gens connaîssent cet art sous d’autres appellations telles que le tai-chi-chuan, le Chi Cong.


Les différentes formes d’entrainement
Plusieurs styles d’entraînement sont proposés selon la constitution naturelle du pratiquant et selon son évolution avec l’âge. Style de force, de souplesse, style direct ou circulaire, style rapide ou lent… Les exercices d’entraînement varient en fonction du but recherché. Voici les principaux ;
Le travail des Quyen permet d’acquérir des enchaînements de mouvements traditionnels. C’est un travail qui fait appel et développe les capacités de concentration et de mémorisation gestuelle. L’enchaînement (Quyen) est à la fois un combat contre un adversaire imaginaire et un recueil de techniques à mémoriser.
Le travail respiratoire est essentiel. Il se pratique à tous les niveaux. Ses buts sont multiples. Ils vont de l’amélioration des capacités de contrôle de soi au développement de l’énergie vitale en passant par la « récupération » après un effort intense.
Le travail avec un partenaire permet l’apprentissage des techniques d’attaque et de défense face à un adversaire.
Si les exercices de casse existent ils ne sont effectués qu’exceptionnellement. Ils permettent au pratiquant de se mesurer à la «matière».

L'échauffement
Chaque cours débute systématiquement par un échauffement.

Celui-ci a plusieurs objectifs :
• Préparer le corps à l’effort (afin d’éviter toute blessure de type claquage…)
• Favoriser l’irrigation et l’accélération de la vascularisation des muscles (vaisseaux sanguins)
• Faire du renforcement musculaire
• Assouplir et étirer les muscles
• 0ptimiser l’oxygénation des muscles pour favoriser la circulation de l’énergie.

L’échauffement des articulations suit toujours un ordre logique : de la tête aux pieds ou l’inverse.

Généralement on consacre davantage de temps à la partie basse du corps (celle-ci constitue la masse musculaire la plus importante).

Les positions
Elles constituent « les fondations » de notre art.

Elles sont travaillées très régulièrement afin que le pratiquant acquiert des bases solides.

A chaque mouvement est associée une ou plusieurs positions. Si celles-ci ne sont pas acquises, le pratiquant manquera de stabilité, d’équilibre et de fluidité ; les techniques seront alors beaucoup moins efficaces voire inefficaces.

Toutes les positions (au nombre de 13) sont travaillées en déplacement au sein d’un « quyen » (enchaînement) spécifique appelé Tan Quyen (ou quyen de positions).

 

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Les techniques de frappes
Notre art martial propose une diversité importante de techniques de frappes.
Celles - ci comportent bien entendu les techniques traditionnelles de coups de pieds et poings mais aussi les coudes, les genoux et surtout des techniques propres à notre école.

Ainsi les mouvements de « marteaux », « pioches », « frondes » développés par Maître NGUYEN Dan Phu ont contribué à la spécificité et à la notoriété de notre art.

Ces techniques sont généralement travaillées en série (on décompose techniquement les mouvements) et également sur des « paos » ou boucliers de frappes (pour travailler l’efficacité, la puissance et la vitesse)

Les marteaux thanh long sont une des techniques de base du style. Leur travail permet aux pratiquants d’acquérir une technique incroyablement efficace. Les mouvements circulaires qui les caractérisent permettent aux pratiquants de bloquer toute attaque, qu’elle soit haute, moyenne ou basse, mais également et dans le même mouvement de porter une contre-attaque très puissante.

Les élèves apprennent des les premiers cours à utiliser les axes afin de révéler tout le potentiel de ces techniques circulaires. Lors d’une séance d’entraînement, chacun à leur niveau, ils exécutent des séries codifiées de marteaux avant de les mettre en application deux par deux, puis seul contre plusieurs attaquants. En effet, comme la plupart des techniques du style thanh long, les marteaux peuvent être exécutés en « Bat Quai¨, c’est à dire suivant les huit directions, ce qui leur permet d’être particulièrement efficaces face à des attaquants multiples.

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Les blocages et les esquives
Les blocages sont destinés à arrêter et « anéantir » la frappe d’un adversaire (qui peut être un coup de poing ou pied); on stoppe ainsi sa progression.

Les esquives sont utilisées pour ne pas avoir de confrontation directe dans l’axe. Elles sont assorties d’un déplacement qui permet de sortir de l’axe d’attaque ; elles requièrent une grande mobilité et une bonne maîtrise de vitesse de déplacements.

Tous les blocages ou esquives sont toujours suivis de contre-attaque (techniques de frappes). A un certain niveau de pratique, la frappe et le blocage (ou l’esquive) peuvent se faire en simultané.

Toutes ces techniques sont tout d’abord travaillées en série (seul) puis avec un adversaire afin d’en mesurer l’efficacité.
Le travail par 2 (self-défense) occupe une place importante de notre art, il permet de travailler les positions et les déplacements, les techniques, le « timing » et la respiration. La confrontation à un adversaire est un bon moyen pour un pratiquant d’évaluer sa progression en fonction de l’efficacité obtenue.

Les Quyens
Un Quyen (qui correspond au mot Kata pour les Arts Japonais) est un enchaînement de plusieurs techniques (blocages, esquives, frappes) : c’est en quelque sorte un combat imaginaire avec plusieurs adversaires dans plusieurs directions.

Les quyens sont nécessaires pour acquérir des automatismes, développer de la mobilité et travailler la respiration.

Lors de l’apprentissage d’un quyen, l’enseignant « découpe l’enchaînement global en séquences pour marquer « les temps ». Il est important de comprendre ces « temps », cela permet également de récupérer entrer 2 séquences pour gérer au mieux sa respiration.

Notre école possède un nombre important de quyens appelés aussi « leçons ou séries ». Ils représentent l’essence même de notre art et sa richesse.

Les quyens sont comme des « encyclopédies », l’enseignant peut ainsi « piocher » une séquence de mouvements pour en travailler l’application.

Ils sont travaillés régulièrement en cours et notamment en stage auprès de Maître NGUYEN Dan Viet. Chaque enseignant se doit de ne pas dénaturer ces enchaînements qui sont la mémoire vivante de notre art. C’est pour cela que les stages sont indispensables pour comprendre les applications de ces enchaînements.

Le travail des armes
La présentation de l’Art Martial Vietnamien ne serait pas complète sans l’évocation des armes traditionnelles. Pendant longtemps les armes étaient réservées aux pratiquants expérimentés (au moins 4 à 5 ans de pratique), désormais certaines d’entre elles sont accessibles aux débutants.

L’enseignement des armes débute toujours par l’apprentissage du bâton (notamment aux débutants).
A l’origine, c’était la première arme utilisée avant la création des armes d’acier. C’est aussi pour respecter cette tradition que chaque pratiquant apprend systématiquement le bâton. Les armes se travaillent de façon indépendantes ou sous forme de quyens.

Certaines armes sont réservées aux féminines notamment l’éventail et les double épées.

Les stages avec le Maître sont nombreux et permettent à chacun de progresser en suivant un enseignement traditionnel «à la source».
Le pratiquant pourra apprendre à les manipuler au fur et à mesure de son évolution technique.
• Le Bong-Phap (bâton court ou long),
• Les épées double,
• Le Dao-Phap (sabre),
• La lance,
• L’épée,
• Les couteaux papillons,
• Le Long-Gian (fléau à riz),
• Le fléau à 3 branches,
• L’éventail
• La hallebarde
sont les principales armes travaillées au sein de notre école.

 

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L’énergie - la respiration
L’objectif de cette pratique est de développer l’énergie qui parcours notre corps par des exercices de respirations, de relaxation et de méditation, dans le but de rester en bonne santé.
En Asie, le travail de circulation d’énergie fait partie de la culture. Ainsi beaucoup de personnes s'acccordent du temps pour faire des mouvements favorisant le développent de l’énergie (individuellement ou en groupe : par exemple le tai chi est pratiqué dans les parcs).
En Occident, on prend de plus en plus conscience de la nécessité de travailler son énergie. Les pratiques internes sont de plus en plus nombreuses notamment en France.

Les exercices respiratoires sont structurés selon des enchaînements de compléxité croissantes. Ils permettent de prendre conscience de son énergie vitale, de la développer et de la faire circuler dans toutes les parties du corps.
Cette organisation permet d'amener progressivement le Vo Sinh d'une pratique dite externe à une pratique dite interne en fonction de son niveau.
Au fil du temps ces deux aspects se confondent dans le travail du pratiquant pour réaliser des mouvements qui tendent vers l'harmonie.
L'Ecole offre aux Vo Sinh jusqu'a la ceinture noire des excercices respiratoires de bases ainsi qu'un Quyen (enchaînement de mouvements) permettant d'harmoniser la respiration énergétique à une technique physique lors de son exécution.
Par la suite des Quyens supérieurs constituent le support idéal pour la pratique de la respiration énergétique.
Enfin le Vo Sinh peut accéder à une forme beaucoup plus élaborée du travail énergétique en étudiant et pratiquant selon les règles du Bat Quaï.

 

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La compétition combat et technique
Notre fédération organise des compétitions de types distincts.

La compétition combat:
Même si les combats ne sont pas la priorité dans notre art, il est toujours intéressant de pouvoir « se mesurer » en situation réelle. Cela permet de contrôler ses peurs et faire un travail de maîtrise de soi.

Etablie selon les règles définies par la Fédération, les combats se déroulent entre deux partenaires sur une aire définie. L'intérêt des échanges ainsi que l'intégrité des compétiteurs est assurée par des règles et des protections obligatoires de même que l'interdiction de certains coups jugés trop dangereux.
Les protections incluent le casque, le protège dents, la coquille, le plastron pour les féminines, les gants, les protèges pieds afin d'assurer la sécurité des compétiteurs et l'intérêt des échanges.
L’avantage de ces règles est que l’on préserve l’intégrité physique des combattants ; leur inconvénient majeur est que l’on ne peut pas se rendre compte de la spécificité de chaque école et de chaque style.
Les compétiteurs sont répartis selon leurs âge, leurs poids et leur grade.
Des championnats nationnaux sont organisés chaque année.

Les compétitions sont ouvertes à toutes les écoles d’arts martiaux vietnamiens affiliées à notre fédération. La diversité des styles dans notre fédération permet aux pratiquants de combattre avec des écoles différentes et ainsi de comparer leurs niveaux.
Les compétitions s’adressent aussi bien aux adultes qu’aux enfants.

La compétition technique:
Elle consiste à présenter un enchaînement quyen ou enchaînement de combat pré-arrangé à un jury qui donne des notes sur plusieurs critères : l'aspect technique, l’attitude, la vitesse d’exécution, la précision des gestes effectués et l'esthétisme.
Ici plusieurs types de présentations sont possibles. Seul, à mains nues, avec armes, synchronisés à 3 participants ou avec partenaire pour les combats codifiés.